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Le déminage
humanitaire est un sujet peu connu où la Belgique
joue pourtant un rôle de premier ordre.
Aujourd’hui,
plus de 60 pays sont infestés de millions de mines
et de bombes, réliquat de la folie meurtrière
des hommes. Ce matériel, rend difficile voire impossible
la vie économique et sociale, blesse et tue quotidiennement
surtout des enfants. Il s’agit donc bien d’une
pollution effroyable.
Malgré
une convention d'interdiction de mines signée par
139 états, il y en aurait encore 250 millions stockées
dans le monde, et en 1999, les mines antipersonnel ont été
utilisées dans 13 conflits y compris en Angola, signataire
du traité. Il faut savoir aussi que des pays tels
que les U.S.A., la Russie et la Chine n’ont pas signé
cette convention vraisemblablement pour des motifs stratégiques
mais aussi économiques. Les lobbies des marchands
d’armes sont encore puissants !
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Le premier intervenant, Michel Lambrechts,
qui revenait d’une mission de sept mois au Laos, a
surtout insisté sur les difficultés concrètes
du nettoyage de terrains minés ou bombardés.
Avec les moyens dont nous disposons actuellement, chaque
particule métallique demande environ une demi-heure
pour être enlevée avec un maximum de sécurité
et une seule bombe peut en provoquer des milliers. D’où
la nécessité de trouver des moyens d’investigation
plus performants que le simple détecteur de métal.
C’est
ce à quoi s’emploie Marc Acheroy, professeur
à l’Ecole Royale Militaire et coordinateur
du projet scientifique belge de déminage humanitaire.
Ce deuxième intervenant nous a magistralement démontré
que les recherches actuelles permettaient de nouveaux espoirs
grâce à la combinaison de plusieurs technologies
telles que le radar et l’infrarouge ou même
grâce à l’emploi de rats spécialement
conditionnés pour ce type de travail…
Après
un questions-réponses fructueux, la plupart ont signé
une pétition d’Amnesty International et ont
prolongé cette soirée conviviale autour d’un
verre.
Jean
Warnon |