La vie serait apparue sur
notre planète il y a 4 milliards d’années
environ dans des conditions bien précises : un
volcanisme intense, un bombardement de matériaux
extraterrestres et des éclairs d’orages importants.
Cet environnement aurait été propice à
la complexification chimique des molécules.
Mais, il y a 20 ans, on
s’est rendu compte que l’atmosphère
primitive de la terre devait comporter beaucoup plus de
gaz carbonique que ce que Miller et Urey avaient imaginé
et ceci souleva de nouvelles questions et de nouveaux
modèles pour y répondre.
Une première explication
viendrait de sources hydrothermales sous-marines, gorgées
de molécules carbonées. Ce domaine fait
aujourd’hui l’objet de nombreuses études.
Mais les chercheurs tournent
de plus en plus leurs yeux vers l’univers qui nous
entoure. En effet, notre terre est bombardée d’objets
extraterrestres – 20000 tonnes par an en moyenne!
- qui contiennent des matières organiques, particulièrement
les micrométéorites.
La vie se cache peut-être
sous la croûte gelée du satellite jovien
Europe, dans l’atmosphère de Titan, satellite
de Saturne, à la surface de Mars ou des planètes
extrasolaires. La découverte dans l’espace
de composés chimiques organiques simples, la présence
dans les météorites de molécules
dotées de propriétés que l’on
pensait jusque-là réservées aux composés
du vivant, laissent croire que la chimie du carbone, qui
s’est imposée sur terre, s’est aussi
amorcée dans l’espace. D’où
les explorations passées mais surtout futures que
notre conférencier détaille avec verve mais
aussi modestie, ce qui est la marque des vrais grands
scientifiques.
Savez-vous que la mission
" Rosetta " qui a dû être reportée
à la suite de l’échec d’Ariane
5 doit mettre 10 ans avant d’atteindre son objectif
et qu’il faudra au moins 50 ans pour exploiter ses
résultats ?
Il faudra donc transmettre
le virus de la recherche à nos petits-enfants.
Mais n’est-ce pas le propre de l’homme de
vouloir toujours découvrir?
Jean Warnon