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1915-2005,
nonante ans d'histoire du collège
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| Dessin de 1915 (Mr Collet) |
Photo de 2003 (Mr Wohrmann) |
" Cette indifférence, vous
la ferez cesser " (le
cardinal Mercier aux pionniers)
1913-14....le
cardinal Mercier souhaite développer l’enseignement secondaire
catholique en Brabant wallon ouest. . Au no 1 faubourg
de Mons, un bel hôtel de maître (l'hôtel Mercier) avec un très
beau parc à l’arrière était alors à l’abandon. La propriété
fut achetée pour le compte de l’archevêché de Malines.
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vers 1905-1910
(le bâtiment était alors un orphelinat) |
1ier
août 1914, le doyen de Nivelles
fait annoncer dans toutes les paroisses l’ouverture d’un Collège
pour garçons, placé sous le patronyme de sainte Gertrude.
4
août 1914, la guerre éclate
et l’ouverture en est retardée d’un an.
Mardi
5 octobre 1915, une trentaine de
garçons commencent leurs " humanités " au
Collège archiépiscopal.
1916,
interdiction de faire cours.
Rentrée
1918-19. 130 élèves
inscrits (dont 30 internes)
Tous
les locaux de la grande maison sont occupés, y compris les
greniers. Les professeurs, tous des prêtres, trouvent à
se loger au 56, rue de Mons. Une solution provisoire !
Le terrain est trop exigu et l’on rachète à la ville de
Nivelles la ruelle adjacente (la ruelle du Monde) et les
quelques maisons qui la bordent. |
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| Ruelle du Monde avant et après... |
Années
20 Début de la construction
d'un"nouveau" bâtiment de style néo-gothique
(des classes, un internat, une chapelle).
la
population s’est accrue et compte vers 1939 environ 300
élèves à qui deux voies d’étude sont offertes : humanités
anciennes (latin et grec) et humanités modernes (scientifique)
avec une section préparatoire. Pub
de 1927 pour le collège |
1928
Ouverture d'une
Section Moyenne Agricole (disparaît en 1950)
1938-39
Inauguration de la nouvelle construction
(diaporama 1
et 2)
En septembre 1939, les
menaces de guerre sont de plus en plus précises : des
professeurs sont rappelés sous les drapeaux, les cours sont
perturbés. Le 10 mai 1940, à la veille de la Pentecôte,
notre pays est à nouveau envahi, le mardi 14, Nivelles est
bombardée et le centre ville est presque entièrement détruit,
s’ensuit l’ordre d’évacuer les lieux et un troisième trimestre
chaotique. Ainsi, deux générations de professeurs et d’élèves
ont donc connu le Collège en guerre !
La seconde occupation fut durement ressentie : à partir
de 1941, septante soldats allemands occupent le bâtiment.
Ce fut le début des ennuis avec les taquineries des
élèves envers l’occupant qui n’a guère le sens de l’humour.
Malgré des restrictions de toutes sortes : nourriture,
électricité, charbon, difficultés de transport, la vie scolaire
se poursuit vaille que vaille. Des professeurs et des élèves
sont entrés dans la résistance, il s’agit d’être prudent car,
en novembre 1943, le collège est perquisitionné par
les sbires de la Gestapo, la surveillance se resserre. Au
début de 1944, la vie scolaire est arrêtée :
les bombardements se multiplient et Nivelles est déclarée
zone dangereuse. Pour ne pas perdre leur année scolaire,
les élèves viendront une fois par semaine chercher du travail
auprès de leurs professeurs. Septembre 1944, on célèbre
la joie de la liberté retrouvée. Le mercredi 27 septembre
a lieu la rentrée définitive. Petit à petit, les choses
se remettent en place : le chauffage central dans le
bâtiment des classes, un coup de peinture ici ou là. L’internat
qui accueille 150 internes venus de tous les coins du pays
fait l’objet de soins particuliers : nouveaux dortoirs
rénovés au troisième étage (mais pas de luxe, on se lave
encore à l’eau froide !) |
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| Occupation
par les Anglais en janvier 45 |
L'Abbé Salmon
et ses amis |
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1965
Le collège a 50 ans et
compte 600 élèves. Trente laïcs agrégés (régents ou licenciés)
sont engagés sur trois ou quatre ans pas le directeur
l’abbé Vanros. Ils viennent renforcer la douzaine de professeurs
prêtres.
Elargissement de l’offre d’enseignement : en humanités
anciennes s’ouvrent, à côté des latin-grec, des classes de latin-mathématique,
latin-sciences ; en humanités modernes, à la scientifique
B s'ajoute la scientifique A et l’économique.
Jusqu’à
la fin des années 1950, les établissements d’enseignement
catholique ont dû vivre sur fonds propres : minerval
des élèves, dons divers. Face aux établissements officiels
que l’État subsidie avec les impôts de tous les Belges,
c’est une injustice de plus en plus mal ressentie par les
parents qui souhaitent mettre leurs enfants dans l’enseignement
libre catholique.
En 1959, le pacte scolaire répare partiellement cette
injustice. L’État prendra en charge le traitement des
professeurs et assurera des subventions de fonctionnement
aux établissements. C’est le début d’une expansion extraordinaire
de l’enseignement libre catholique |
Vers
1960 Inauguration
d' un nouveau bâtiment destiné aux besoins de l’internat :
cuisines modernes, réfectoires, salles de jeux.
Dans
les années 1970, il semble que le temps est venu
de penser à nouveaux frais notre système d’enseignement
et de mettre davantage l’élève au coeur de son apprentissage,
et pour cela, lui offrir un plus large éventail de choix.
Le premier degré d’observation doit lui permettre de prendre
conscience de ses capacités comme de ses intérêts. Le deuxième
degré sera celui d’une première orientation et le troisième
degré de détermination impliquera un choix définitif pour
les deux dernières années d’humanités. |
1979
Début du rénové au
collège.... premières filles....féminisation
du corps professoral... création de la section C.G.O
(
Construction Gros Oeuvre)et Travaux de Bureau (importée
l’Institut
du Béguinage.)
1985
le hall omnisports
et le bâtiment C (à front de l’avenue de la Tour de Guet) sont
inaugurés dans la neige de janvier 1985
2001
Le 3 octobre, le premier site Internet
du collège est en ligne.
2005
Le collège fête ses 90
ans.
En un peu moins d’un siècle, le Collège
Sainte-Gertrude n’a cessé de s’étendre, de progresser. Le Cardinal
Mercier lui avait assigné pour mission de faire cesser l’indifférence.
Indifférence au religieux, indifférence à l’humain. En 1999, le
Pouvoir organisateur et le Conseil de participation réécrivant
le projet éducatif et pédagogique de l’établissement ne s’inscrivent-ils
pas dans le droit fil du fondateur : " éduquer
au métier d’homme et de femme à travers un enseignement qui privilégie
la créativité et les relations humaines ".
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